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Presse écrite

La Voix du Nord - SOS Entrepreneur, la bouée de sauvetage qui évite aux entreprises de couler

Le 22-07-2013

 Créée il y a deux ans et animée par des chefs d’entreprise, l’association SOS Entrepreneur a mis en place un système unique en France d’accompagnement et de soutien aux chefs d’entreprises en difficulté. Au moment où les défaillances de PME augmentent fortement, l’action de l’association apparaît plus que jamais pertinente.

PAR JEAN-MARC PETIT
economie@lavoixdunord.fr
« Ce n’est pas parce qu’on a été malade que l’on ne peut pas revivre ! ».
Bruno Delcampe sait de quoi il parle.

Ce chef d’entreprise d’une PME de 110 salariés lillo-valenciennoise spécialisée dans le ravalement de façade, a vécu l’enfer en 2009, quand sa société a été placée en redressement judiciaire. Depuis, l’entreprise a été rachetée, 70 emplois ont été sauvegardés. Mais l’expérience a marqué Bruno Delcampe, qui s’est retrouvé très seul en ces moments difficiles.
Une défaillance toutes les deux minutes
C’est pour cela qu’il a créé en 2011 SOS Entrepreneur, une association unique en son genre dont l’objectif est d’être à l’écoute et d’accompagner les PME en difficulté. « C’est une bouée de sauvetage que l’on peut attraper à tout moment, 24 h sur 24 et sept jours sur sept. Les chefs d’entreprises de PME en difficulté peuvent y avoir un entretien d’urgence et confidentiel avec un expert. Si besoin est, un accompagnement peut être organisé avec recherche de mise en place d’une bourse de solidarité pour favoriser les procédures amiables ». En deux ans d’existence, SOS Entrepreneur a reçu 3 657 appels téléphoniques de détresse, 621 diagnostics d’entreprises ont été réalisés, permettant le redressement de 134 d’entre elles et de sauver 1 608 emplois.
Mais la conjoncture ne devrait pas laisser de répit à SOS Entrepreneur. « En France, depuis 2011, nous observons une défaillance d’entreprise toutes les deux minutes. Toutes ne disparaissent pas, mais nous observons une véritable fragilisation des fonds propres des PME. En manque de crédits court terme, elles n’ont plus de réserves et ne peuvent subir les chocs financiers ».
Selon le dernier rapport Altares, au deuxième trimestre 2013, les défaillances d’entreprises sont à nouveau proches du niveau record observé en 2009 : 15 000 jugements (+9,4 %) dont 12 300 liquidations directes ont été prononcées. Phénomène nouveau, les entreprises jeunes (moins de 6 ans) comme les plus âgées sont aussi nombreuses à avoir déposé le bilan (7 500). Les procédures concernant surtout de très petites entreprises, les dégâts apparaissent moins « meurtriers » au niveau de l’emploi. Au global, 62 000 emplois sont concernés par les défaillances d’entreprises de ce trimestre, soit un millier de moins qu’il y a un an et 10 000 de moins qu’au printemps 2009.
Avec 886 défaillances d’entreprises (redressements et liquidations) enregistrées au deuxième trimestre 2013 en Nord – Pas-de-Calais, le phénomène croît de 11 % par rapport à l’année dernière dans notre région, qui fait partie du peloton de tête des dix régions les plus touchées.
« Les efforts formidables déployés pour créer de l’emploi sont annihilés par le taux massif de destruction d’emplois, dû principalement au manque d’efforts initiés pour contrer leur destruction », estime Bruno Delcampe. D’où la volonté de voir monter en puissance le degré d’intervention de SOS Entrepreneur, « en rendant plus accessible l’expert de crise et en favorisant les procédures amiables ».
Pour renforcer son fonds de solidarité (objectif 400 000 euros), SOS Entrepreneur souhaite créer une Fondation, qui lui ouvrirait l’accès à d’autres donateurs que ses actuels partenaires. Un partenariat avec l’Ordre des experts-comptables est également prévu en septembre, ainsi qu’une réflexion sur l’implantation nationale de l’association. Pour ne laisser aucune PME sur le bord de la route.
www.sos-entrepreneur.org
numéro d’urgence : 06 15 24 19 77.

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