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Presse écrite

Nord Eclair - Un Chef d'Entreprise témoigne de l'action de SOS Entrepreneur

Le 01-11-2011

Placé voilà quelques mois en redressement judiciaire, ce chef d’entreprise installé depuis 2005 dans Ia région préfère garder I’anonymat. II raconte les courses éperdues dans les méandres administratifs et la peur de tout perdre.

Quand il évoque le placement de son entreprise en redressement judiciaire, cet entrepreneur a des trémolos dans la voix. "C’est quand les banques commencent à fermer les robinets qu’il faut prendre la décision du redressement."
Quand on lui demande pourquoi il n’a pas demandé de l’aide avant d’en arriver la, le chef d'entreprise répond, presque dépité : "Parce qu’on pense toujours qu’une commande va tomber. Moi par exemple, j’attendais une commande de 800 000 €."
Spécialisé dans le photovoltaïque, l'entrepreneur subit les foudres de la crise mais aussi le désengagement de l’Etat. En octobre 2010, ils avaient suspendu les aides régionales aux particuliers pour l’installation de panneaux photovoltaïques en attendant les élections. "L'entrepreneur espère que ce n’est que temporaire et continue de réaliser des devis. "Finalement, ils ont décidé d’accorder les aides en fonction des ressources. Tous les gens avec qui on a fait des devis se sont désistés." Silence ému. "Cette entreprise, j’y croyais... par passion."


Nouvelle phase de désilluslon


Suit une descente aux enfers. Le chef d’entreprise n'a pas de service juridique, d’armée de comptables et de staff administratif pour tenter de redresser la barre. "On n’est pas préparé à ça. Quand on s’installe, on n'a qu'une formation d’une semaine." Devant le tribunal de commerce, il faut alors expliquer pourquoi on en est arrivé là.

Nouvelle phase de désillusion.

"On nous met entre les mains d’un administrateur. Mais ces gens-la sont débordés. Et puis, ils n’ont rien de plus quand ils arrivent à sauver une entreprise. Ce n’est pas glorifiant pour eux."
Il s`adresse alors à "SOS entrepreneur". "Moralement, c’est bon, avoue-t'il. J'ai rencontré Bruno DELCAMPE de SOS Entrepreneur, il  nous rebooste, il nous dit que ça va aller ». Mieux encore, "il a un réseau de contacts auquel on ne pense pas et qu’on n’a pas forcément le temps d’aller chercher soi-même ».
"Pas de droit à l'erreur »
C’est qu’il faut rassurer les clients, gérer la paperasse, booster le marketing,.. et motiver son équipe.
"On n’ose pas toujours parler à ses salariés. On ne sait pas comment ils vont réagir. Et puis, il ne faut pas que ce soit mal compris et déformé quand ils rencontrent des clients ou des fournisseurs et qu’ils les fassent fuir." Mais après seulement quelques rendez-vous avec Bruno Delcampe, le chef d’entreprise se dit plus que jamais motivé à remonter la pente et prêt
à gérer la pression de l'administrateur
"qui ne laisse pas le droit à l’erreur". Rendez-vous est pris dans quelques mois pour dresser un bilan. -  Hedwige HORNOY
 

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"Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre. "

Mary Pickford