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Presse écrite

La Voix du Nord - Comment éviter une explosion des liquidations en 2021?

Le 24-04-2020

Après un premier sauvetage des trésoreries en 2020, comment éviter une explosion des liquidations en 2021 s’inquiète l’association SOS Entrepreneur, qui propose plusieurs améliorations aux mesures du ministère de l’Économie.

Membre fondateur du Portail du Rebond, l’association d’origine nordiste SOS Entrepreneur, créée par Bruno Delcampe, s’inquiète des pertes irrémédiables de chiffre d’affaires des entreprises, liées à la crise du Covid-19. Malgré les aides actuelles vis-à-vis des trésoreries, des failles demeurent. SOS Entrepreneur a demandé à Bercy, avec les membres du Portail du Rebond des Entrepreneurs, des améliorations sur les mesures en cours.

1. Ouvrir le fonds de solidarité

Aujourd’hui le Fonds de solidarité est accessible pour toutes les TPE de 10 salariés au plus. « Une condition jugée inéquitable », selon SOS Entrepreneur. « Il y a une totale incompréhension et une forme de colère de toutes ces TPE qui font moins d’1 million et qui ont plus de 10 salariés… qui n’ont donc pas accès au Fonds de solidarité ». L’association demande que ce fonds soit accessible pour « toutes les entreprises dont le CA est inférieur à 1 million d’euros sans condition de nombre de salariés ».

2. Des PGE à 100 %

La garantie à 90 % des Prêts garantis par l’État (PGE) empêche le financement d’un grand nombre d’entreprises fragiles, notamment les entreprises en risque de liquidation. Des refus d’octroi de PGE aux TPE/PME par les banques sont constatés. Parce que leur notation Banque de France est insuffisante (à 5+ et plus). Ou parce que leurs capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social.

SOS Entrepreneur demande donc, « que le PGE à 100 % remplace le PGE à 90 % », comme cela est le cas en Allemagne. Et que « le prêt garanti par l’État soit accessible pour toutes les entreprises en règlement judiciaire et en sauvegarde quelle que soit la date d’ouverture du jugement de règlement judiciaire » (actuellement, le PGE est seulement autorisé aux entreprises dont le règlement judiciaire a été prononcé depuis le 1er janvier 2020).

3. Injecter des fonds propres


Sous l’effet de la crise du Covid-19, la structure des bilans des entreprises s’est fortement dégradée. « La perte de chiffre d’affaires et le report court terme des charges ont un effet immédiat sur les résultats attendus de l’année 2020, constate SOS Entrepreneur. Il est à craindre qu’une grande partie des plus fragiles soit en pertes en 2020 (contrairement à une année 2019 où elles étaient pourtant bénéficiaires). La conséquence directe sera une baisse des capitaux propres, une dégradation violente de la notation Banque de France, une réelle incapacité à revenir à l’équilibre en 2021 et à investir. Et donc un raidissement du soutien des banques à partir de 2021 mettant en péril le monde des TPE/PME ».

Pour contrer ce phénomène, l’association propose « que les banques prêtent non seulement dans le cadre du PGE, mais en parallèle permettent l’injection de fonds propres dans les TPE/PME, via l’injection d’obligations subordonnées. Cela coûterait moins cher que de devoir supporter le risque économique attendu pour 2021 ».

Pour SOS Entrepreneur, « l’urgence n’est pas seulement d’équilibrer les trésoreries de 2020, mais bien maintenir en vie les entreprises avec une structure financière qui leur permette d’investir dès 2021. Sinon, on risque de voir exploser de façon exponentielle le nombre de liquidations ».
 

Le soutien aux trésoreries à court terme ne suffira pas. Pour éviter les futures liquidations, il faut que les entreprises puissent encore investir. 

 

 

 

 

 

 


Jean-Marc Petit 24/04/2020

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Henri Jeanson