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Presse écrite

La Voix du Nord - "Ne sacrifions pas les entreprises les plus fragiles!" - SOS Entrepreneur

Le 11-04-2020

Créée à Lille en 2011, l'association SOS Entrepreneur offre un accompagnement d'urgence aux entrepreneurs de PME-TPE aux abois. Avec la crise du Covid-19, le standart explose.

par Jean-Marc PETIT

C'est un cuisiniste du Pas-de Calais (6 salariés, 1.2 million d'euros de chiffre d'affaires l'an passé), qui a perdu avec la crise du Covid-19, 300 000 euros de chiffre d'affaires en mars. Mais parcequ'il est en plan de continuation (validé par le Tribunal de Commerce), il n'a pas le droit aux prêts garantis par l'état (PGE). Dans l'impossibilité de payer ses créances, il retourne dans le rouge sans perspective de survie. C'est une société de transport de l'Arageois (une centaine de salariés) qui devait présenter en juin un plan de redressement. Elle non plus n'a pas droit au PEG, et ne voit pas comment elle  peut survivre.

52 000 défaillances l'an passé

Des entreprises comme celles-ci, Bruno Delcampe en a tous les jours au téléphone. Fondateur en 2011 de l'association SOS Entrepreneur, membre fondateur aujourd'hui du réseau national du Portail du rebond des Entrepreneurs, il reçoit de jour comme de nuit, les appels désespérés d'entrepreneurs aux abois, que la crise sanitaire enfonce un peu plus.

"Des entreprises sont aujourd'hui condamnées à mort, car oubliées par les mesures de soutien de l'état. Le gouvernement a déployé plein de mesures pour aider les entreprises qui souffrent d'une baisse de chiffre d'affaires lièe à la crise du coronavirus. Mais il a oublié les entreprises qui étaient déjà en réanimation avant la crise. Les entreprises qui étaient en plan de continuation ou en période d'observation, suite à un redressement judiciaire, n'ont pas le droit au prêts garantis par l'Etat. Autant dire qu'elles sont sacrifiées".

52 000 entreprises, l'an passé ont subi une défaillance, mais 80% de celles qui ont vécu une période d'observation, ont échappé à la liquidation directe.La mortalité risque, en revanche, d'exploser cette année.

Il y a également toutes ces petites sociétés à qui l'on propose des reports de charges. "Mais ce qu'une entreprise a perdu pendant la crise, elle ne le retrouvera pas après. Pourqupoi ne pas annuler directement les charges plutôt que de les reporter?" s'étonne Bruno Delcampe. On va recréer de la dette ou du déficit après coup, et donc de lz difficulté à se faire financer par les banques. Pour une petite entreprise déjà fragile, cela peut être fatal".

www.sos-entrepreneur.org

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"On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char."

Winston Churchill