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Presse écrite

Le Courrier Picard - Ce jeudi est le jour de vérité pour la boulangerie Travers de Clermont

Le 08-02-2018

Liquidation ou survie. Le délibéré de la cour d’appel d’Amiens est attendu dans la journée.

Poursuivre l’aventure, ou tirer une croix sur 11 années de sa vie. Ce jeudi est une journée cruciale pour la boulangerie Travers, située rue de la République à Clermont, et pour son patron Laurent Travers. « Soit je n’ai plus de travail, plus de revenu, plus de quoi payer mon loyer... » Soit il continue de travailler dans sa boulangerie.
La cour d’appel d’Amiens doit se prononcer sur la liquidation judiciaire de l’établissement. Décision prononcée par le tribunal de commerce de Beauvais, en novembre dernier. « J’ai fait une requête en continuation exceptionnelle d’activité, qui a été rejetée par le tribunal de commerce et j’ai fait appel. En attendant, depuis le 15 janvier, la boulangerie est fermée », détaille Laurent Travers.
Il n’entend pas cesser le combat et espère que la cour d’Amiens ira dans son sens. « Si je savais que l’activité n’était pas viable, je me rangerais à l’avis de Beauvais. Mais la boulangerie tourne. Même ma banque m’a dit que je n’étais pas dans une situation de liquidation judiciaire », clame le commerçant.
Les déboires ont commencé après son divorce, il y a deux ans. « Mes dettes personnelles ont eu des conséquences sur mon activité professionnelle. Cela aurait été différent si la boulangerie était une société, mais j’ai le statut d’indépendant. » Après une année en redressement judiciaire, afin de générer à nouveau un peu de trésorerie et « faire face aux dettes », la liquidation est intervenue.
« On va faire fermer un commerce viable. Le chiffre d’affaires est d’environ 670 000 euros »
« On va faire fermer un commerce viable. Le chiffre d’affaires est d’environ 670 000 euros, avec dix employés. Le matériel est moderne, il n’y a aucun investissement à réaliser... »

Laurent Travers demande trois mois de redressement judiciaire supplémentaires afin de présenter son plan d’apurement de dette, « déjà engagé. Puis je pourrai rembourser mes dettes ». Il a contacté l’association SOS entrepreneur, qui a réalisé un audit de sa situation. Les conclusions encouragent l’indépendant. « Les efforts engagés montrent une évolution significative de son modèle économique (...) permettant de rembourser le passif exigible », explique l’association.
Laurent Travers veut y voir un signe encourageant. Le boulanger a demandé à ses employés, clients et confrères commerçants de se rassembler devant l’enseigne ce jeudi vers 13 h 30. « Dans une rue comme celle de la République, tous les commerces sont complémentaires. Une boulangerie qui ferme, c’est moins de passage en ville », affirme-t-il. La chaîne de télévision M6 est aussi attendue. Elle prépare une émission sur la situation de Laurent Travers, dans Dossier Tabou.
« Je suis fils et petit-fils de boulanger. Je ne veux pas que le fonds de commerce soit liquidé et bradé. C’est onze ans de ma vie. C’est toute ma vie. »
Réponse du tribunal dans la journée.
CHRISTOPHE LE-BAS
 

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