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Presse écrite

Le Bonhomme Picard "Sa boulangerie est en liquidation"

Le 29-01-2018

Le célèbre boulanger-pâtissier installé au bas de la rue de la République de Clermont a fermé son commerce. Le 15 janvier, il a fait appel de la décision de justice. Ses salariés le soutiennent.

Laurent Travers le confie : il y a des jours avec, et des jours sans. Le boulanger-pâtissier, installé en bas de la rue de la République à Clermont depuis novembre 2006 dans l'ancien commerce tenu par les époux Braine, doit laisser sa boutique fermée depuis le 15 janvier. Une fermeture qui fait suite à une procédure de liquidation judiciaire. Mais le patron de dix salariés estime que son entreprise est viable. Il a donc fait appel de cette décision auprès de la Cour d'Appel d'Amiens. La décision doit être rendue le 8 février. « C'est mon dernier recours », commente l'artisan.
« JE VOULAIS REPARTIR SUR DES BONNES BASES »
C'est en octobre 2016 que la situation du commerçant a basculé. A la suite d'un souci familial, il doit contracter un prêt. « Le 9 novembre 2016, c'est moi-même qui ai demandé à être placé en redressement judiciaire car je voulais à tout prix préserver l'entreprise et les emplois, explique-t-il. Mon objectif était de repartir sur des bonnes bases. Je ne voulais pas emmener mes salariés dans mes soucis personnels ». Durant l'été 2017, Laurent Travers a même envisagé de vendre sa boutique. Mais la transaction n'aboutira pas. Un an après la mise en redressement judiciaire, c'est à dire en octobre dernier, la situation était toujours compliquée. L'artisan pense alors faire valider deux licenciements économiques; une mesure que les autorités commerciales compétentes lui ont aussi demandé d'effectuer préalablement. Mais le 7 novembre, le couperet tombe : la procédure de liquidation judiciaire est validée. Ce qui signifie la fin de l'activité et le licenciement économique des salariés.

Depuis la décision, Laurent Travers remue ciel et terre et multiplie les contacts auprès des banquiers et de tout autre professionnel susceptible de faire avancer son dossier. Car il en est persuadé : son entreprise est viable. L'association « SOS Entrepreneur » a également remis une expertise au tribunal de grande instance d'Amiens. Pour ces professionnels, « Laurent Travers avait la légitimité de proposer un plan de continuation ». (Lire ci-dessous)« je me bats, je frappe à toutes les portes, je cherche des solutions par moi-même. J'ai proposé un plan qui me permet d'apurer mes dettes. »Je n'ai que des dettes bancaires et aucune dette  sociale« , tient-il à préciser.Avec la fermeture de sa boulangerie-pâtisserie, Laurent Travers perd bien plus qu'un fonds de commerce et qu'un emploi. »Il y a des conséquences très graves pour moi. Mon entreprise, c'est mon capital retraite. Si je perds mon commerce, je perds aussi mon logement".

Dans ces moments difficiles, Laurent Travers sait qu'il peut compter sur son personnel. Depuis la fermeture, les uns et les autres passent régulièrement prendre des nouvelles. » Je suis très fier de mon entreprise et de mon personnel. je n'ai jamais été un mauvais  patron, et aujourd'hui, ils me le rendent bien".

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Henri Jeanson