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Le Parisien - Entrepreneur: reprendre, c’est aussi entreprendre

Le 02-02-2017

Succéder à un dirigeant désireux de passer la main? Cette option permet de s’appuyer sur des effectifs et une structure déjà existants.
Par CÉLINE CHAUDEAU
Sa nouvel le vie a commencé en 2010. Après une belle carrière dans la grande distribution, Eric Angiboust fait le grand saut et reprend Muzéo, une entreprise de design spécialisée dans la reproduction d’images sur différents types de supports. «J’ai longtemps cherché une entreprise avec un joli potentiel, résume l’ancien directeur du développement du groupe Fnac. Je voulais développer ma propre société en étant libre et autonome.» Sept ans plus tard, il ne regrette pas. «Quand on reprend une entreprise, on peut s’appuyer sur une histoire et des salariés qui existent déjà. Ce n’est pas forcément plus facile, mais cela permet déjà de se lancer plus vite et de déployer immédiatement sa vision stratégique et ses qualités managériales. »

«Reprendre, c’est clairement une autre façon de devenir chef d’entreprise, analyse Jean-Marie Catabelle. C’est une façon d’entreprendre en marchant dans les pas d’un cédant, tout en écrivant sa propre histoire. » Président du CRA (Cédants & repreneurs d’affaires), il décrit le candidat type à la reprise comme âgé en moyenne de 46 ans, diplômé d’études supérieures et avec un apport personnel compris entre 100000 et 500000 €. «Ce sont souvent d’anciens cadres en quête d’indépendance et, surtout, avec des compétences à revendre. » Le CRA observe un marché de la transmission «externe», c’est-à- dire en dehors des transmissions familiales ou à des salariés, d’environ 7000 TPE et PME de 5 à 250 salariés à reprendre réellement chaque année. «Cela pourrait même être plus, si les cédants anticipaient suffisamment, déplore Jean-Marie Catabelle. Le principal motif de cession reste, à 70 %, la retraite, mais tous les chefs d’entreprise ne sont pas toujours suffisamment préparés.»


UN MARCHÉ CACHÉ

Quatre dirigeants sur dix envisageraient de transmettre leur entreprise selon un sondage du cabinet Elabe réalisé en 2015. Encore faut-il que le repreneur identifie l’affaire qui conviendra. Malgré l’aide possible d’associations, de Chambres de commerce et de salons, Eric Angiboust a surtout trouvé grâce au bouche-à-oreille et à travers son ancien réseau. « Il peut être compliqué d’identifier une affaire à reprendre, concède Bruno Delcampe, fondateur de l’association SOS Entrepreneur et lui-même ancien repreneur d’une société. C’est un sujet un peu tabou. Certains cédants n’osent pas en parler pour ne pas alarmer leurs clients et repoussent trop l’échéance. Or il y a de belles opportunités pour des candidats à l’entrepreneuriat. » Eric Angiboust ne dit pas autre chose. Après s’être associé aux cédants, restés pendant quelques mois avec des parts minoritaires pour accompagner la transition, cet entrepreneur de 51 ans a développé Muzéo avec succès. Il a porté ses effectifs de 8 à 40 salariés en sept ans et affiche pour 2016 un joli chiffre d’affaires de 4,6 M€, en hausse de 20% par rapport à 2015. «Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, mais je fais ce que je veux et je suis libre. »

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