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Presse écrite

CROIX DU NORD - Lille : SOS entrepreneur en appelle aux candidats à la présidentielle

Le 21-04-2017

En cette année présidentielle, l'association SOS entrepreneur lance un appel aux candidats en proposant une série de dix mesures pour aider les entrepreneurs de PME en grande difficulté.

Lille. Au quatrième étage de « La Grappe », espace de coworking situé rue Gambetta, Bruno Delcampe, le créateur de SOS entrepreneur, accompagné de membres de l’association, est venu dévoiler les dix propositions qu’il compte faire passer aux candidats à la prochaine élection présidentielle.

Membre fondateur du Portail du Rebond des Entrepreneurs, l’association SOS entrepreneur s’est spécialisée dans l’aide aux PME en grande difficulté, en leur apportant écoute et soutient.

Pour Bruno Delcampe « cette démarche est normale. Nous allons proposer dix grandes mesures permettant de casser cette momification des réflexes de financement des entreprises. L’objectif est de permettre de fluidifier le financement ».

Dix propositions pour rebondir

Tout d’abord, l’association souhaiterait voir interdire la demande d’une caution personnelle faite à un dirigeant et ce pour une durée supérieure à six mois. « Le problème de la caution personnelle c’est que le chef d’entreprise finance avec ses biens propres. Il a alors la corde autour du cou. L’idée est de limiter les cautions dans le temps en mettant en place une caution mutuelle ».

La deuxième proposition consiste à permettre aux entreprises et aux particuliers de contribuer au renforcement des fonds propres des TPE (très petites entreprises) et des PME.

En effet avec la crise de 2008, les fonds propres ont diminué or ils sont essentiels pour permettre à l’entrepreneur de se développer et d’investir. Dès lors serait envisagée la possibilité pour toutes les petites ou moyennes entreprises d’obtenir un prêt participatif, d’être aidées par d’autres entreprises et/ou particuliers. « Sinon que va-t-on faire de ces entreprises anémiées, aller brûler un cierge pour elles ? », s’interroge le fondateur.

Pour permettre aux TPE/PME d’avoir les fonds nécessaires pour payer les travaux d’un tiers en cas de problèmes pouvant mettre en cause la pérennité de l’entreprise, l’association propose de rendre obligatoire une assurance santé de l’entreprise. Moyennant 52 € par an, la TPE/PME pourrait bénéficier de cette assurance en cas par exemple de chèque impayé ou de condamnation par le tribunal.


Aider l’entrepreneur en faillite à vivre

Créer, entreprendre sont deux actions qui ne se font pas sans risque. Quand la faillite pointe le bout de son nez l’entrepreneur n’a souvent plus aucune ressource financière pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Pour remédier à cela, SOS entrepreneur souhaiterait mettre en place une Allocation Minimum de Rebond (AMR) qui serait calculé sur la moyenne des salaires de l’ensemble des salariés de l’entreprise, hors salaire patronal. Un coup de pouce de bon augure lorsque l’on a tout perdu.


Être de nouveau capable d’investir

Toujours dans cette optique de rebondir, l’association propose de permettre aux entrepreneurs d’obtenir un prêt au rebond pour reconstituer des fonds propres ou de créer un Fond Entrepreneurial du Rebond (FER) pour permettre aux entrepreneurs de pouvoir de nouveau investir.

« De l’avis même de tous les entrepreneurs, la proposition qui suit est la seule qui permette à une entreprise de s’en sortir dans le futur », affirme Bruno Delcampe. « Il s’agit de permettre à l’entreprise en plan de continuation ou de sauvegarde (l’entreprise passe devant le tribunal qui ouvre une période d’observation souvent longue (8 à 10 ans) de trouver des financements en transformant ses dettes judiciaires (qui paralyse l’entrepreneur) en dette classique qui lui redonne la capacité à être compétitif ».

Outre la volonté d’améliorer l’indicateur Banque de France qui « fiche » les entrepreneurs, l’association demande aussi d’atténuer les méfaits causés par les sociétés de renseignement en limitant les renseignements à des informations factuelles et en interdisant qu’ils comportent des mentions comme « liste noire » ou « s’abstenir ».

Enfin, un suivi statistique du rebond de l’entrepreneur par la création d’un Observatoire du Rebond qui suivrait les 60 000 dirigeants de société liquidée, leur permettrait à terme de pouvoir rebondir plus vite.

Pour l’heure, seuls François Fillon et Marine Le Pen ont répondu, Emmanuel Macron promet qu’il donnera suite à cet appel.

 

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