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Presse écrite

LA VOIX DU NORD - SOS Entrepreneur, l’oreille attentive des dirigeants d’entreprises en difficulté

Le 23-11-2015

par Valérie SAUVAGE

SOS Entrepreneur accompagne les dirigeants de PME en difficulté en leur proposant écoute et conseils. Le rebond est souvent possible. À condition d’attraper la main tendue à temps.

LILLE. « Hier, à 22 heures, j’ai eu un appel d’un patron qui m’a dit : « J’ai pris ma décision. Demain, je vais au tribunal ». Nous avons discuté pendant deux heures. Nous avons regardé de près les bilans. Ils ne sont pas bons, c’est vrai. Mais nous allons nous rencontrer afin d’essayer de trouver une solution. » Bruno Delcampe a connu ça. Les difficultés de son entreprise de 80 personnes, la boule au ventre, la solitude du dirigeant face aux problèmes qui s’accumulent. Sa société, il l’a « perdue ». C’est comme ça qu’il l’exprime. Et s’il a créé SOS Entrepreneur en 2011, c’est pour éviter que d’autres vivent la même chose que lui.
« Si les chefs d’entreprises nous contactent à temps, juste avant la cessation de paiement, nous arrivons à redresser la barre en une quinzaine de jours. C’est beaucoup plus compliqué d’en sortir si on attend trop longtemps. » Depuis la création de l’association en mars 2011, SOS Entrepreneur a reçu 7 147 appels téléphoniques provenant de toute la France, dont 60 % émanant du Nord-Pas-de-Calais. Plus de 1200 diagnostics d’urgence d’entreprise ont été réalisés. Au total, 551 entreprises ont été conseillées et accompagnées parmi lesquelles 291 sont en voie de redressement (représentant un chiffre d’affaires cumulé de 347 millions d’euros et 3 489 salariés).


Prêts d’honneur
Le numéro de téléphone de l’association répond 7 jours sur 7, 24h sur 24. Un entretien d'urgence dans les 5 à 8 h. peut être mis en place. La suite de l’accompagnement dépend des situations. « Nous proposons une formule forfaitaire de 2000 euros pour un mois avec un accès permanent à un expert de crise extérieur, répondant à la charte d'éligibilité de SOS Entrepreneur. C’est beaucoup moins élevé qu’un consultant senior qui prendra de 1000 à 1 500 € par jour. Mais pour un entrepreneur qui ne se paie pas, c’est compliqué. Nous allons donc mettre en place des prêts d’honneur qui permettront de financer 80 % de cette formule. » Les premiers prêts devraient être accordés d’ici à la fin de l’année. « Ce que nous voulons, c’est simplement que les chefs d’entreprises en difficultés appellent et ne restent pas seuls avec des idées noires qui les submergent. »

Plus d’informations au 06 15 24 19 77 et sur www.sos-entrepreneur.org.


 

 

Sébastianne Fourreau, trésorière de SOS Entrepreneur, Bruno Delcampe, fondateur, et Christophe Tiberghien, bénévole.

 


Des idées pour la loi


Dans le cadre du "Portail du Rebond des Entrepreneurs", Bruno Delcampe a des idées pour la loi Macron 2  - Loi Noè (Nouvelles Opportunités Economiques) -. Il est même allé les présenter à l’Elysée et à Bercy.


La première proposition de SOS Entrepreneur, c’est l’interdiction de demander à un dirigeant une caution personnelle d’une durée supérieure à six mois. « Avant 2008, on pouvait éviter cette caution bancaire. Aujourd’hui, ce n’est quasiment plus possible. C’est un obstacle important pour l’engagement des entrepreneurs. » Bruno Delcampe aimerait aussi la suppression systématique de la résidence principale des chefs d’entreprise dans les cautions bancaires (récemment accordée aux artisans et aux commerçants).


La deuxième proposition vise à permettre aux sociétés en plan de continuation ou de sauvegarde de trouver des financements. « Aujourd’hui, 80 % des entreprises en plan de continuation sont finalement liquidées. Il faut dire qu’elles ont peu de ressources pendant 8 à 10 ans dans la mesure où elles doivent rembourser leurs dettes. Elles ne peuvent plus investir. Aucune banque n’accorde de crédit à une entreprise en plan. Il faudrait transformer ces dettes judiciaires en dettes classiques. »

 

V.S.

SOS Entrepreneur a par ailleurs fait cette semaine des propositions à Bercy allant dans le sens d'une solidarité des particuliers vers les entreprises fragiles : inclure les entreprises en difficulté dans les dispositifs permettant aux particuliers de souscrire au capital des PME, en bénéficiant des réductions d'impôts ou d'autoriser l'octroi de prêts participatifs par des entreprises ou des particuliers.

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"On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char."

Winston Churchill